Anne Quéméré à Tahiti: «Champagne en Bretagne!»

À l'issue de sa traversée Pérou-Tahiti en kiteboat, Anne Quéméré se repose actuellement à Papeete. Mais elle nous a confié qu'elle aspirait à revenir rapidement en Bretagne.
Anne Quéméré, dans quel état physique êtes-vous?
Depuis que je suis arrivée, jeudi, j'ai eu le temps de me reposer, mais je suis toujours un peu à la masse! En plus, je suis couverte de bleus. Il parait aussi que j'ai perdu du poids. Ça, je ne m'en rends pas bien compte.
Il paraît que la dernière nuit a été terrible avant d'approcher l'atoll de Makemo.
Plutôt oui! Nous remorquions le kite avec le voilier dans une mer très forte avec des creux de quatre mètres et des rafales de 35noeuds au moins. Et puis l'amarre a cédé et le kite est parti. Nous avons fait demi-tour et l'avons récupéré par miracle avec une croche. Nous nous sommes donc arrêtés à Makemo pour réparer.
C'est là que le chanteur Antoine vous a accueillie non?
Oui. Ça m'a fait plaisir de le revoir. C'est un pur hasard, car son bateau est amarré à Makemo avant son départ pour deux mois dans les atolls. Il s'est arrangé pour m'accueillir. Nous nous étions déjà rencontrés avant mon départ, c'était à Océanopolis.
Qu'avez-vous mangé en premier une fois descendu?
D'abord, il faut y aller doucement car je fais un peu d'anémie. J'ai dévoré un morceau de thon germon cru, mariné dans du citron. Un plat typiquement tahitien.
Alors, Tahiti, est-ce vraiment l'impression paradisiaque que l'on décrit?
Disons qu'au moment où je vous parle, ça l'est. Je suis face aux cocotiers par un soleil extrême. Et l'arrivée au port donne aussi l'impression d'être au paradis.
Cela donne envie de rester non?
Ça pourrait, mais j'ai hâte de retrouver ma Bretagne. Mon Quimper et... mon chez-moi.
Quand?
Au plus tard, la gare de Quimper c'est pour le 7juin. Je sais que je dois être reçue au ministère de l'Environnement le 9, mais pas question de rester trois jours à Paris en attendant. Il me faut mon nid pour me ressourcer.
Cette expérience unique de 55 jours sans le moindre contact avec la vie à terre, vous a pas mal marquée non?
Disons que ce fut une solitude extrême. Il m'a fallu une certaine force pour ne pas stresser. Maintenant je sais ce que c'est!
Comment avez-vous essayé de la rompre?
Avec de la musique à fond pour tenter de garder la patate. Quant aux bouquins, j'en avais trois et je les ai lus huit fois chacun!
À propos de livre, vous écrirez cette aventure-là?
Je ne le pense pas. Ce ne serait que du «moi, je» complètement stérile.
Au fait, avez-vous fêté votre retour à terre?
Un peu, mais uniquement à l'eau. Que ça. Dans l'état où je suis, le moindre verre d'alcool ferait des dégâts! Le champ' ce sera à Quimper plus tard.
le 29 mai 2011
(Source : Pacific Solo)
Depuis que je suis arrivée, jeudi, j'ai eu le temps de me reposer, mais je suis toujours un peu à la masse! En plus, je suis couverte de bleus. Il parait aussi que j'ai perdu du poids. Ça, je ne m'en rends pas bien compte.
Il paraît que la dernière nuit a été terrible avant d'approcher l'atoll de Makemo.
Plutôt oui! Nous remorquions le kite avec le voilier dans une mer très forte avec des creux de quatre mètres et des rafales de 35noeuds au moins. Et puis l'amarre a cédé et le kite est parti. Nous avons fait demi-tour et l'avons récupéré par miracle avec une croche. Nous nous sommes donc arrêtés à Makemo pour réparer.
C'est là que le chanteur Antoine vous a accueillie non?
Oui. Ça m'a fait plaisir de le revoir. C'est un pur hasard, car son bateau est amarré à Makemo avant son départ pour deux mois dans les atolls. Il s'est arrangé pour m'accueillir. Nous nous étions déjà rencontrés avant mon départ, c'était à Océanopolis.
Qu'avez-vous mangé en premier une fois descendu?
D'abord, il faut y aller doucement car je fais un peu d'anémie. J'ai dévoré un morceau de thon germon cru, mariné dans du citron. Un plat typiquement tahitien.
Alors, Tahiti, est-ce vraiment l'impression paradisiaque que l'on décrit?
Disons qu'au moment où je vous parle, ça l'est. Je suis face aux cocotiers par un soleil extrême. Et l'arrivée au port donne aussi l'impression d'être au paradis.
Cela donne envie de rester non?
Ça pourrait, mais j'ai hâte de retrouver ma Bretagne. Mon Quimper et... mon chez-moi.
Quand?
Au plus tard, la gare de Quimper c'est pour le 7juin. Je sais que je dois être reçue au ministère de l'Environnement le 9, mais pas question de rester trois jours à Paris en attendant. Il me faut mon nid pour me ressourcer.
Cette expérience unique de 55 jours sans le moindre contact avec la vie à terre, vous a pas mal marquée non?
Disons que ce fut une solitude extrême. Il m'a fallu une certaine force pour ne pas stresser. Maintenant je sais ce que c'est!
Comment avez-vous essayé de la rompre?
Avec de la musique à fond pour tenter de garder la patate. Quant aux bouquins, j'en avais trois et je les ai lus huit fois chacun!
À propos de livre, vous écrirez cette aventure-là?
Je ne le pense pas. Ce ne serait que du «moi, je» complètement stérile.
Au fait, avez-vous fêté votre retour à terre?
Un peu, mais uniquement à l'eau. Que ça. Dans l'état où je suis, le moindre verre d'alcool ferait des dégâts! Le champ' ce sera à Quimper plus tard.
le 29 mai 2011
(Source : Pacific Solo)



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