le 16 septembre 2009

Greenbird, le char à voile ultra moderne, léger, ultra-rapide, aérodynamique, fonce à plus de 200 km/h et pulvérise un record de vitesse vieux de dix ans.
"Ce fût un record difficile à battre" explique l'heureux ingénieur et pilote britannique Richard Jenkins. Et il a de quoi jubiler car le 26 mars dernier, il a carrément fait voler en éclat le dernier record de vitesse de char à voile sur terre avec sa création, Greenbird.
Cet engin haute technologie a affiché au compteur plus de 202 km/h, c'est 16 km/h de plus que le précédent record détenu depuis dix ans par l'Américain Bob Schumacher.
Depuis plus de dix ans, l'Anglais Richard Jenkins a inventé et conceptualisé ce bijou technologique. Greenbird est un savoureux assemblage de plusieurs technologies émanant de l'aéronautique, de la Formule 1 mais aussi de la voile.
Jenkins s'en est inspiré pour optimiser au maximum la vitesse de déplacement du char.
Le fuselage est composé de fibres de carbone lui conférant un poids de 600 kilos. Ce matériau permet d'allier à la fois suffisamment de légèreté pour augmenter la vitesse mais aussi de robustesse pour éviter les avaries au cours de l'homologation du record.
La voile s'inspire complètement du fonctionnement de l'aile d'avion. La pression de l'air s'exerçant au-dessus d'une aile est supérieure à celle exercée en-dessous ; cette différence de pression permet à l'avion de voler et de prendre de l'altitude.
Dans le cas présent, Greenbird utilise ce principe pour avancer. Comment ? En plaçant l'aile comme une voile de bateau : à la verticale !
L'aérodynamisme de Greenbird est primordial. L'ingénieur s'y est pris à plusieurs fois afin de diminuer au maximum la traînée. Celle-ci ralentit le déplacement du char si elle est trop élevée. La poussée générée par le vent ne suffit pas à elle seule.
Le jour du record, le vent soufflait à près de 50 km/h. Comment le char a-t-il pu atteindre 200 km/h juste avec le vent ?
La voile est calibrée de manière à utiliser à bon escient, non pas le vent réel, mais le vent dit apparent. C'est celui que ressent la personne placée sur le char.
En quadruplant la vitesse de pointe de l'engin, il existe un risque de basculement. Pour l'éviter, l'ingénieur Richard Jenkins s'est inspiré des F1 et de leur aileron avant.
Le mât en fibre de carbone est doté d'une aile horizontale permettant de "fixer" le char au sol et d'empêcher tout décrochement en pleine course.
L'Anglais Richard Jenkins ne s'est pas borné uniquement à un char à voile terrestre ; il en a confectionné un spécial pour la glace. A la place des roues, il a mis des patins. Logique !
Les armatures qui les portent sont différentes de celles du char terrestre ; elles sont composées en fibre de verre. Objectif : augmenter la suspension pour mieux diriger et contrôler l'engin sur la glace. Prochain record de vitesse à battre cet hiver.



le 16 septembre 2009
(Source : http://www.greenbird.co.uk )



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