Hydroptère : Deuxième galop d'essai à Cowes

Bien que les conditions ne soient toujours pas propices au record, l’équipe Hydroptère décide d’une tentative dans un flux de vent de sud soutenu.
La mer est plate pour le départ devant Cowes où l’Hydroptère s’élance, au près, à vingt noeuds en direction des Needles.
Une fois les Needles dépassées, la mer devient très désordonnée et le vent monte à trente noeuds. Dans une mer chaotique, après le virement de bord, l’équipage décide de prendre un deuxième ris car le vent monte encore avec des rafales à trente cinq noeuds (force sept à huit). Sous voilure réduite, le deuxième bord de près vers la pointe Sainte-Catherine s’effectue dans une mer formée et des creux de l’ordre de deux mètres. Les deux bords de portant s’annoncent sauvages !
En effet, l’Hydroptère doit raser les falaises de la cote sud dans un ressac qui génère une mer courte et escarpée. Ce ressac rend impossible la haute vitesse et contraint à réduire la vitesse sur ce champ de bosses dangereux. Plusieurs arrêts violents ont eu lieu, dont l’un faisant passer la vitesse du voilier de quarante noeuds à 0 noeud où le bateau enfourne jusqu’au pied de mât ! Un seul équipier a été blessé à l’épaule, Mickaël Le Personnic, lors d’un de ces freinages violents.
Les trois anglais du bord, Paul Larsen, James Bird et Fraser Brown, semblent impressionnés. Paul Larsen de dire : « C’est une navigation dont je me souviendrai ! Est-ce que l’Hydroptère va toujours aussi vite dans de telles conditions de mer ? » et Fraser, après quelques heures: "je dois dire que cette navigation était remarquable. C'était surprenant de voir l'Hydroptère dans une mer si formée, j'ai vraiment été impressionné de la puissance du bateau et de son évolution dans cette mer austère. C'est toujours difficile d'imaginer ce qu'un tel bateau est capable de faire dans de telles conditions de mer, j'en ai désormais une meilleure idée. Alain Thébault et Jacques Vincent connaissentmanifestement extrêmement bien ce trimaran volant pour avoir une si grande confiance et pouvoir le pousser par vent de travers allant à plus de trentenoeuds et dans une mer démontée. Ma conclusion en un mot: Impressionnant!"
Lors de ce galop d’essai musclé dans des creux ayant atteint 2m50, l’équipage décide de réduire la vitesse et renonce sagement à cette tentative. Mieux vaut définitivement attendre un flux de nord ne générant pas de telles conditions de mer.
le 15 juin 2011
(Source : hydroptere.com)



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