le 24 novembre 2011
Volvo Ocean Race : Le frisson de l’accélération

Propulsés par le passage d’un front froid, les trois Volvo Open 70 ont passé la vitesse supérieure. À 24 ou 25 noeuds, ils ne descendent même plus sous les 20 noeuds. Et les marins savourent.
La vitesse, enfin ! Une pointe à 28 noeuds ce matin pour Telefónica ; 25 noeuds au dernier relevé pour CAMPER with Emirates Team New Zealand, le plus rapide des trois à 13h00 UTC.
« C’est jubilatoire, » s’enthousiasme Thomas Coville, chef de quart pour Groupama. « Ce sont les conditions dont on rêve quand on imagine naviguer sur ces bateaux.
« Ça va vite, c’est du pilotage, c’est grisant par la vitesse, mais ce n’est pas encore extrême. Là, ça va être mon tour de monter sur le pont et j’ai très envie d’y aller.
« Sur cette étape qui n’a pas toujours été très facile, j’avoue que ça fait du bien à la tête, d’avoir cette sensation de se faire plaisir à la barre et avec le bateau. »
Pour tous, le soulagement est évident. Le vent de nord-ouest souffle à 25 noeuds pour les deux leaders, Telefónica et CAMPER, à 20 noeuds pour Groupama. Leur angle, au portant, à 135 degrés du vent réel en moyenne, est presque idéal.
Ce sont aussi les 1000 derniers milles avant Le Cap pour Telefónica. Les hommes d’Iker Martínez sont attendus entre samedi après-midi et dimanche matin dans le port sud-africain.
Une centaine de milles derrière, CAMPER saisit cette dernière occasion pour accélérer en naviguant à 10 à 15 degrés plus près du vent.
À 13h40 UTC, le plan Marcelino Botín avait couvert 550,05 milles lors des dernières 24 heures – 46,55 milles de moins que les 596,6 milles du record établi par Ericsson 4 en 2008-09.
« C’est un peu comme un bras de fer chinois avec Telefónica, » raconte le navigateur Will Oxley.
« C’est la première fois que nous sommes dans les mêmes conditions qu’eux depuis un bout de temps. Nous en profitons pour leur reprendre quelques milles. Nous savons exactement quelle vitesse nous devons atteindre et le but de chaque quart est d’essayer d’aller aussi vite que possible.
« Sur le pont, c’est souvent le tuyau d’arrosage. Si vous n’êtes pas attachés, il y a de quoi être balayé jusqu’à l’arrière. Il y a beaucoup de vent, mais une mer pas trop mauvaise parce qu’on est proches de l’anticyclone: on a pu pousser le bateau assez fort. Ce sont les conditions pour lesquelles ces voiliers ont été dessinés et construits. »
le 24 novembre 2011
(Source : volvooceanrace.com)



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