le 29 novembre 2011
Volvo Ocean Race : «Groupama 4» attendu en 3e position, aujourd'hui. Cammas : «Je ne m'attendais pas à ça !»

Attendu ce matin au Cap (Afrique du Sud) en troisième position, loin derrière les vainqueurs de «Telefonica», l'équipage de «Groupama 4» a quelque peu raté sa première étape. Joint par téléphone satellite hier, Franck Cammas préfère positiver : «Un podium, c'est pas si mal. Et la course est longue».
On imagine que le scénario de cette première étape ne vous a pas vraiment plu?
«Je pensais que la bagarre allait être un peu plus serrée et finalement, on s'est retrouvé avec des bateaux très éloignés. Surtout nous. On était dans une course un peu à part, c'était étonnant. Je ne m'attendais pas à ça!»
Se retrouver à plus de 500 milles du premier, voilà une situation inédite. Comment avez-vous vécu cela?
«Il n'y a rien à expliquer, c'est la météo qui a décidé. Malgré cela, l'équipage a toujours poussé le bateau au maximum parce qu'il avait envie de rentrer le plus vite possible. Moralement parlant, ça n'a pas été une course très sympa pour nous. La course fut longue. On s'est retrouvé en mode "record", c'est-à -dire: mener le bateau le plus rapidement jusqu'à l'arrivée, sans casser mais sans aucun espoir de doubler les autres. Ce n'est pas le genre de course que j'affectionne. J'espère que ça va changer...»
Si c'était à refaire, retenteriez-vous cette option le long des côtes africaines?
«Au moment où on a pris cette option-là , c'était la moins risquée car elle était plus proche de la route directe que l'option au large. De plus, on pensait que la majorité de la flotte allait faire comme nous. Il est sûr que le bilan n'est pas bon... La prochaine fois, il ne faudra pas retenter la même chose pour rester en course. Etre le bateau suiveur, ce n'est pas être le bateau gagnant. Mais il n'y a pas de regret à avoir car c'était une décision assez sage. Avec ce décalage, on a perdu du temps un peu partout, notamment dans le Pot au Noir. Là , c'était rédhibitoire pour le reste de la course car on savait que nous n'étions plus dans le même schéma météo que les autres devant. Malheureusement pour nous, à partir de Fernando de Noronha (ndlr: archipel brésilien situé dans l'océan Atlantique, au large de Natal), on savait qu'il n'y avait plus rien à faire».
Trois abandons, dont deux démâtages: les VOR70 sont-ils plus fragiles qu'avant ou sont-ce les équipages qui tirent plus dessus?
«Ni l'un, ni l'autre. Les mâts plus fragiles? Je ne sais pas. Chaque problème a son origine mais la jauge n'a pas changé sur les VOR, elle est faite pour ne pas prendre de risque sur la structure des mâts. Mais bon, on arrive toujours à prendre des risques, même avec des mâts relativement lourds et un centre de gravité bien déterminé. On essaye toujours de jouer sur le fardage au maximum. Peut-être y a-t-il eu des malfaçons de pièces ou des erreurs de calcul, ça peut arriver».
50% d'abandons, ça a vite plombé l'intérêt de cette première étape, non?
«Hélas, cela est arrivé sur la première étape. C'est un peu dommage pour l'intérêt de la course. Heureusement qu'il y a des escales sur la Volvo Ocean Race. Ainsi, on va pouvoir repartir tous ensemble dans deux semaines(1)».
Etes-vous satisfait de cette troisième place?
«Un podium, ce n'est pas si mal! On est là pour engranger un maximum de points. On a encore tous nos chances, y compris ceux qui ne sont pas arrivés. C'est tout l'intérêt d'une course avec des escales. On a une bonne confiance dans le potentiel et la fiabilité de notre bateau. Reste maintenant à l'équipage à mener au mieux et au bon endroit "Groupama 4". A le faire régulièrement, ce qui n'est pas évident. Là , on a vu toute l'expérience de l'équipage de "Puma" qui arrive toujours à être très régulier, très bon dans les transitions. Dans les prochaines étapes, on doit progresser sur ces points-là pour rejoindre le niveau des meilleurs».
(1) Le départ de la deuxième étape Le Cap - Abu Dhabi (5.430 milles) sera donné le dimanche 11décembre.Â
 le 29 novembre 2011
 (Source : Le Télégramme)



Actuellement
Traversée de l'Atlantique en planche à voile
Retour sur le
Traversée de l'Atlantique en Aster 18
Hydroptère
Surf extreme
Méga Yacht







