le 3 décembre 2009

A peine débarqué au Costa Rica, Jérémie Beyou est rentré à Lorient. Où il a réintégré l'équipage du maxi-trimaran ?Banque Populaire 5? en partance pour le Trophée Jules-Verne.
Une Solitaire du Figaro l'été dernier (14e) avec deux victoires d'étape, une Transat Jacques Vabre avec Desjoyeaux avec une 4e place à Puerto Limon la semaine dernière et très prochainement un Trophée Jules Verne sur le plus grand trimaran (40 mètres) de course au monde: Jérémie Beyou n'en a jamais assez. «Un tour du monde, ça ne se refuse pas», dit-il. Pourtant, il a bien failli passer à côté. Petit retour en arrière. Pascal Bidégorry le voulait à son bord. Michel Desjoyeaux aussi. Jérémie choisit le second... tout en se ménageant la possibilité d'embarquer avec le premier: «Au départ de la Jacques Vabre, j'avais discuté avec Pascal de la possibilité de ma venue sur «Banque Populaire 5». Il y avait deux conditions: 1. Que le trimaran ne soit pas déjà parti. 2. Qu'à l'arrivée de la Transat, je sois dans un état de forme acceptable pour partir autour du monde».
«C'est une chance»
Le géant à trois pattes tire toujours sur ses amarres à Lorient dans l'attente d'une bonne fenêtre météo et Beyou est, selon sa propre expression, «en pleine forme». Et surtout très motivé. En effet, cela fait deux ans qu'il tente de boucler une circumnavigation. Sans succès puisqu'il a abandonné à deux reprises (ndlr: Barcelona World Race et Vendée Globe). «D'où mon envie d'y aller. Je veux finir un tour du monde. Et le faire sur cette machine-là est une chance. Ce sont des engins fabuleux et nul ne sait si ces bateaux-là existeront dans les années à venir. Alors, j'en profite».
«Vivement qu'on y aille»
Jérémie Beyou, qui n'est pas un ingrat, n'a pas oublié le coup de fil de Pascal Bidégorry et Ronan Lucas alors qu'il avait le moral en dessous de la quille, quelques jours après son abandon dans le Vendée Globe: «J'étais au Brésil et ils m'ont dit ceci:? Viens naviguer avec nous, ne reste pas gamberger. Cela te fera du bien et nous, on sera content de t'avoir à bord ?». A bord, Beyou, qui avait participé aux entraînements et à la campagne sur la Route de la Découverte, a donc retrouvé sa place. Il connaît parfaitement la machine. Et son équipage. «De super bons gars. Vivement qu'on y aille».
le 3 décembre 2009
(Communiqué de presse : Le Télégramme)



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