Finistère Nord - Brest Sailing News

L'actualité de la mer, la voile, la glisse et des gens de mer - Infos maritimes depuis Brest

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille





le 11 janvier 2012

Trophée Jules-Verne. Le doublé de Le Peutrec
Le doublé de Le Peutrec

En 2010, Frédéric Le Peutrec était déjà de l'aventure sur «Groupama3» avec Franck Cammas. Avec «Banque Populaire V», il signe un joli doublé sur ce Trophée Jules-Verne.

Frédéric Le Peutrec, 6e aux JO d'Atlanta en 1996, a la glisse dans le sang. Mais ce Trinitain, venu de la filière olympique, a élargi son terrain de jeu. Barreur au talent reconnu, il avait effectué un premier tour du monde victorieux sur «Club Med» en 2000. Il était encore de l'aventure «Groupama3» avec Franck Cammas. Convaincu que les opportunités d'aventures sur ces machines d'exception se feront rares, Le Peutrec a rejoint le team Banque Populaire pour rester sur orbite. C'est donc un marin comblé qui est rentré de ce tour du monde. «A l'issue d'un voyage aussi intense, en 45 jours, sur un bateau comme "Banque Populaire V", c'est forcément du bonheur. On n'a pas la certitude qu'une équipe y retournera de sitôt. Sur le papier, on peut encore gagner, mais il faut un partenaire costaud et un scénario météo favorable...», analyse-t-il.

Un contexte différent

Chaque Jules-Verne est une histoire à part avec ses bonheurs et ses moments difficiles. Il y a aussi l'attente prenante psychologiquement. «A titre personnel, depuis 2007, j'ai passé chaque hiver en stand-by. C'est un peu usant. Pour toute l'équipe, cela tournait à l'obsession. Cette fois, je suis ravi que nous ayons pu partir tôt». Et la réussite a accompagné les 13 marins de la banque bleue sous la houlette de Loïck Peyron. «Les conditions nous ont placés devant et ça donne de l'espoir et de la confiance. La tentative avec "Groupama 3" était plus compliquée. La première fois, nous avions eu une casse spectaculaire et une reconstruction. Puis dans la deuxième tentative, une avarie nous avait obligés à un retour à la case départ après une avarie. On était parti dans un trou de souris et c'était plus tendu. On avait repris l'avantage dans l'Atlantique nord. Cela change la donne d'être devant avec un peu de marge.»

Le plaisir du pilotage

Ce scénario plus «confortable» a permis au Trinitain de savourer plus sereinement le plaisir de piloter ce trimaran géant. «C'est vraiment un bateau magnifique. Mais il n'est pas radicalement différent de "Groupama 3", il y en a un qui est plus long et plus puissant que l'autre. Ce sont deux bateaux équilibrés à la barre, on ne perd pas le contrôle même à des vitesses élevées. Ils sont très complets et permettent d'attaquer même au près océanique dans la mer formée. Il y a 15 ans, ce n'était pas imaginable. Ceci dit, on ne poussait pas le curseur trop loin. C'est la règle sur un parcours d'endurance comme ça... » Malgré la devise du bord «Fast but not Furious» il y a tout de même eu quelques excès de vitesse lorsque les conditions étaient favorables. «Tous les barreurs ont pris un plaisir fou sur cette machine d'exception», conclut Le Peutrec, les yeux pétillants au souvenir de surfs dans le Grand Sud.

 le 11 janvier 2012
 (Source : Le Télégramme)

 

finisterenord.com est sur Twitter

finisterenord.com est sur Twitter

Tara oceans

Pour localiser Tara Oceans

C'est ici...

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Voir le site


Publicité