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By PLAVEB

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Trophée Jules-Verne. Derniers préparatifs

le 27 octobre 2009

Trophée Jules-Verne. Derniers préparatifs

D'un côté Banque Populaire V, de l'autre Groupama3. Les deux trimarans basés à Lorient vont s'attaquer prochainement au trophée Jules-Verne. En coulisses rien n'est laissé au hasard.

À même le sol, dans cet immense hangar, sous la salle des Défis, des petits tas de nourritures minutieusement rangés. Au milieu, un grand gaillard qui joue les chefs d'orchestre. Calme, posé, Frédéric Le Peutrec, boat manager de l'équipage de Franck Cammas emballe lui-même les victuailles. Un peu de lait en poudre, des rations de riz, des paquets de céréales, des boîtes de sardines, des bouteilles d'huile d'olive, des barres énergétiques, des lingettes, du dentifrice, du produit vaisselle... Jour par jour tout est prévu, tout est pesé, aussi. Un Jules-Verne cela se prépare. «Nous avons 61 jours de ravitaillement mais il y a du réassort». En fait, ils embarqueront pour 50 jours de vivres pour un équipage de dix navigants. Comme les membres de Banque Populaire V, ici on a choisi du lyophilisé. «C'est moins lourd et ça se garde mieux».

Un chef étoilé à bord

Franck Cammas et ses hommes n'ont pas fait appel à un diététicien. Tous ont assez d'expérience pour savoir ce qu'il faut emporter. «Nous essayons d'avoir des apports énergétiques suffisants, tout en s'offrant quelques petits plaisirs, comme un peu de chocolat, du miel ou du lait en poudre pour les céréales». C'est en Nouvelle-Zélande qu'ils ont déniché les bons produits. Enfin, bon, il ne faut pas exagérer. Rien ne ressemblera à une bonne côte de boeuf, même si Stève Ravussin a fait appel à un de ses copains, chef étoilé en Suisse. «Philippe Rochat nous a préparé des sauces qui peuvent supporter les produits lyophilisés. Pour lui c'est un défi culinaire». Il n'empêche que, le soir, au dîner, ce sera pâtes ou riz.

Juste un réchaud

Pascal Bidégorry, skipper de trimaran concurrent, a choisi une autre voie. «Nous avons fait appel à un nutritionniste pour avoir les vitamines et les sels minéraux nécessaires. C'est essentiel, pendant 50 jours l'organisme sera mis à rude épreuve», argumente Ronan Lucas, navigant et team manager de Banque PopulaireV. À chaque fois ce sera au quart qui ne sera pas sur le pont de se mettre aux fourneaux. En guise de cuisine, ils ne pourront compter que sur un réchaud. Et le tout sera servi dans une boîte isotherme.

«Un gros bazar»

Plus loin dans le hangar, cirés, bottes et sous-vêtements chauds sont également répartis pour chacun des membres d'équipage. «Tout le monde a essayé avant pour trouver la bonne taille. J'avoue que c'est gros bazar», reconnaît Frédéric Le Peutrec. Et selon les postes sur le trimaran, le choix des vêtements peut varier. Là encore, c'est l'expérience qui fait la différence. Plus loin, une petite équipe gère le matériel de réparation qu'il faudra également embarquer. De quoi panser les plaies sur la coque, mais aussi démêler des problèmes d'ordre électrique ou informatique. En plein milieu de l'océan, ils ne pourront compter que sur eux-mêmes.

 le 27 octobre 2009
 (Source : Le Télégramme)

 
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