le 15 décembre 2011
Trophée Jules-Verne : l’équipage de Banque Populaire en bave

S’il a franchi l’antiméridien (opposé à celui de Greenwich), basculant ainsi dans une nouvelle dimension temporelle, l’équipage de Banque Populaire V, mené par Loïck Peyron, en bave dans le Pacifique sud. « Nous sommes passés de TU + 12 heures à TU - 12 heures dans nos références à bord. On file vers l’Est et c’est un peu comme si on accélérait le temps », note Florent Chastel à la vacation radio du jour.
Le maxi-trimaran navigue en effet dans un vent de nord-ouest d’une quarantaine de nœuds (74 km/h), sur une mer très agitée. Des conditions qui menacent l’intégrité du navire, et depuis 48 heures les 14 hommes du bord s’appliquent à solliciter le moins possible leur machine. « Quand c’est nécessaire, le barreur ralenti beaucoup le bateau, on s’attache et c’est un peu du crapahutage jusqu’à l’avant du bateau, détaille encore Chastel. À l’intérieur, il est difficile de dormir dans ces conditions. Quand les vagues tapent sur le carbone, ça fait caisse de résonance. Quand on est dans notre bannette, on est à deux centimètres d’un océan en furie. »
Ils progressent sur des eaux vides de toute terre jusqu’au cap Horn à des vitesses toujours élevées. La marche en avant s’établissait à plus de 31 nœuds au dernier relevé de 15 h, et à leur 24e jour de mer, les marins disposent de 1 878 milles d’avance par rapport au temps de référence établi en 2010 par Franck Cammas.
Ils ont réduit leurs pertes, les ramenant à 39 milles sur 24 heures
le 15 décembre 2011
(Source : voile.banquepopulaire.fr)



Actuellement
Traversée de l'Atlantique en planche à voile
Retour sur le
Traversée de l'Atlantique en Aster 18
Hydroptère
Surf extreme
Méga Yacht







