le 10 novembre 2009
Ce mardi matin vers 6h00, Groupama 3 abordait le Pot au Noir mais pour ce prélude à une traversée de près de 300 milles dans les grains et les orages, la vitesse restait encore constante à plus de 25 noeuds. Cette barrière nuageuse devrait ralentir la progression du trimaran géant ces prochaines heures...
Reste à savoir comment va se dérouler cette « traversée du désert océanique »... Le Pot au Noir est une zone difficile à cerner car les phénomènes locaux ne sont pas visibles sur les images satellites : observer la densité nuageuse est désormais possible avec les outils technologiques (infrarouges, effet Doppler...), mais il est impossible de savoir si le cumulonimbus à l'horizon, va se déplacer ou rester statique, va grossir ou se dégonfler, va générer des rafales ou provoquer un calme. Ce sont les marins qui vont devoir zigzaguer entre les nuages pour éviter les grains et sauter de risées en bourrasques...
Le mur climatique
Ce mardi matin avant le lever du soleil, Groupama 3 est entré dans la « zone de turbulence » : premiers grains, éclairs et tonnerre, pluies, vents variables. Par 7°30 Nord, le décor est en pleine transformation, mais Franck Cammas et son équipage ont finalement l'avantage de pénétrer dans ce « monde des ténèbres » en fin de nuit. Dès le lever du soleil vers 9h00 (heure française), le navigateur Stan Honey va pouvoir appréhender le paysage plus clairement car l'activité orageuse est souvent moins intense de jour. Avec près de 300 milles à parcourir avant de retrouver les alizés du Sud-Est vers le 3° Nord, et donc un vent stable et un ciel dégagé, l'équipage va devoir être à l'écoute et aux écoutes... Prises de ris, changements de voile d'avant, modifications de trajectoire sont au programme d'une journée chargée en électricité !
Ce cinquième jour de mer est capital pour confirmer l'avance de Groupama 3 sur le tableau de marche du record : 665 milles... D'une sortie rapide dépendra le temps de passage à l'équateur, et si Franck Cammas et ses hommes combinent réactivité et part de chance, ils pourraient engranger deux jours d'avance au changement d'hémisphère, établissant un nouveau temps de référence sur cette tranche de parcours. Moins de six jours pour l'équateur sont envisageables ! L'équipage a pu récupérer ces dernières heures pour se préparer à passer la journée sur le pont, pour manoeuvrer, pour régler les voiles... et pour prendre une douche fraîche !
le 10 novembre 2009
(Source : www.cammas-groupama.com )



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