Finistère nord - Actu Voile

L'actualité de la mer, la voile, la glisse et des gens de mer

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille


Accueil Courses et régates Trophée Jules Verne La météo ferme la fenêtre au nez des géants

La météo ferme la fenêtre au nez des géants

Envoyer

le 18 janvier 2010

La météo ferme la fenêtre au nez des géants

Le stand-by des maxi-multicoques joue les prolongations. La faute aux caprices du temps, qui ne propose rien de bon.

« Depuis la mi-novembre, on n'a eu qu'une demi-occasion. Le 4 janvier. » Pascal Bidégorry dresse l'état des lieux du long stand-by de son maxi-trimaran Banque Populaire, qui piaffe d'impatience dans le port de Brest. Depuis que lui et son équipage sont en situation d'engagement dans le Trophée Jules-Verne, aucune fenêtre météo digne de ce nom ne s'est profilée.

Pas même celle choisie par Franck Cammas (Groupama), pour une tentative avortée dans la douleur au large de Cape Town ? Le skipper de Banque Populaire, sans juger, est catégorique : « Si on n'est pas partis, c'est que la seule visibilité valable nous conduisait au pot au noir. Avec la qualité d'information dont on dispose, on peut espérer ne pas arriver dans les 40es avec deux jours de retard et un bateau en mauvais état. »

Rien dans les 10 jours

En deux mois, donc, rien à se mettre dans les voiles. Novembre et décembre ont passé avec des dépressions très sud, un flux d'ouest - sud-ouest établi de Madère à Ouessant, un anticyclone des Açores inexistant et donc des alizés aux abonnés absents, un anticyclone de Saint-Hélène figé au sud, aucune dépression à rentrer à des latitudes satisfaisantes dans les 40es...

« La photo n'est pas brillante », regrette Bidegorry. Et maintenant ? « Sur l'Atlantique nord et l'Europe de l'Ouest, le redoux va être accompagné de vents orientés sud-ouest pendant une semaine, donc du près, pas favorables à un départ dans des conditions rapides », prévient Sylvain Mondon (Météo France), routeur à terre de Groupama. À bord du bateau vert, la période d'attente d'après réparation reprendra réellement vendredi, et, ces jours-ci, l'équipage enchaîne les sorties à Lorient « pour les derniers réglages après un check-up complet. On a la chance d'avoir eu ce sursis, de pouvoir repartir, et on est déjà contents », note Cammas.

En théorie, jusqu'à début mars, l'envol pour le tour du monde est possible. Mais si, en Europe, le temps qui passe nous conduit vers la belle saison, dans le grand sud c'est le contraire. « Il y a des risques d'y rencontrer des systèmes dépressionnaires violents. Et les nuits sont très longues, ça ne facilite pas la précision de la trajectoire », souligne Bruno Peyron, détenteur du titre depuis 2005.

« Dès la Nouvelle-Zélande, on s'était fait massacrer, et, au Horn, 18 m de creux, une dépression avec des vents de 100 noeuds derrière nous, renchérit Olivier de Kersauson, qui avait pris la mer à la toute fin de février pour le record en 2004. Mais en partant tard on risque moins de rencontrer des zones de calmes en Atlantique sud. » L'étau se resserre autour des postulants. Surtout de Groupama. Car quoi qu'il arrive, si aucun départ n'a été pris le 5 février, tout s'arrêtera pour reconfigurer le voilier en version solitaire pour la Route du Rhum.
 le 18 janvier 2010
 (Source : Ouest France)
 
Finistère nord....L'information nautique sur internet........

La météo

Mercredi

Publicité

Tara oceans

Pour localiser Tara Oceans

C'est ici...

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Voir le site


Publicité