le 14 mai 2010

Près de 16 heures pour monter jusqu'à Guernesey - pour le plus rapide - et beaucoup plus pour les autres. La première étape de ce 27e Tresco Trophée fut longue. Longue comme un jour (et une nuit) sans vent.
Le routeur de «Groupama 3» Sylvain Mondon avait raison. Sa prévision météo était bonne. Mercredi soir, le vent de nord-est s'est bien cassé la figure au coucher du soleil, chutant jusqu'à 3-4 noeuds une bonne partie de la nuit. Pour revenir, hier matin, timidement au sud-ouest 4-5 noeuds.
«On a toujours eu du vent»
Dans ces conditions mollassonnes, c'est le First 40 «Cornouaille Nautic» d'Hervé Ricoux qui s'en est le mieux sorti. «Et pourtant, on était très à la bourre sur la ligne de départ», précise le skipper de Sainte-Marine. Partis quasiment derniers de Morlaix, les voilà premiers à Guernesey. Au moins en temps réel. Mais, au fait, où ont-ils trouvé du vent ? «Très légèrement au-dessus de la route directe entre les 7 Iles et les Anglo-normandes. En fait, nous avons toujours eu du vent, au minimum trois noeuds». Exception faite de la pointe Saint-Martin à Guernesey, «où, effectivement, il n'y avait plus rien. Là, on a dû perdre plus d'une heure».
A 4,9 noeuds de moyenne
Le First 40, bien connu des plans d'eau bretons, a donc réussi à se faufiler dans ces airs évanescents. Il a mis 15 heures et trente minutes pour parcourir les 75 milles du parcours, soit à la vitesse moyenne de 4,9 noeuds. «Normalement, c'est un bateau qui marche bien à partir de 8 noeuds», avoue Hervé Ricoux qui, depuis 2002, navigue avec la même bande d'amis. A ses côtés, on trouve plusieurs régatiers expérimentés comme Jean-Yves Le Hir, Yvon Déo, des fidèles comme Karen Quintin, Olivier L'Helgouac'h, etc. Inscrit dans la catégorie «Course au Large» (33 engagés), le First 40, seul bateau ayant réussi à entrer dans la marina avant la fermeture des écluses (ndlr : non sans enlever un peu d'antifouling sous la quille...), est bien parti pour sauver son rating.
61 arrivées, 40 abandons
«Nous avons pu passer la ligne avant la renverse totale du courant. Derrière, les autres vont avoir plus de jus dans le nez», espérait Ricoux. Exact pour le courant et comme le vent de sud-ouest n'a pas tenu bien longtemps... Hier, à 12 h, seuls six concurrents avaient franchi la ligne devant le Castel Cornet. A 19 h 30, 47 bateaux en avaient terminé, et 30 avaient jeté l'éponge. A 21 h, il y en avait 61 d'arrivés et 40 qui avaient abandonné. Peu de temps auparavant, un équipage avait appelé le comité de course par VHF : «Nous sommes à 20 milles de Guernesey et il n'y a presque plus de vent. On a plein de bateaux autour de nous». Les 111 équipages se souviendront longtemps de cette première manche qui aura duré une éternité. Et l'éternité, c'est long. Surtout sur la fin...
le 14 mai 2010
(Source : Le Télégramme)



Actuellement
Traversée de l'Atlantique en planche à voile
Retour sur le
Hydroptère
Surf extreme
Méga Yacht







