le 8 novembre 2009

Vingt bateaux, soit 40 marins, deux classes (Imoca et Multis 50) et l'Atlantique en double ! Le départ de la neuvième édition de la Transat Jacques Vabre sera donné aujourd'hui du Havre. Cap sur une destination nouvelle, le Costa Rica.
La Colombie, le Brésil et maintenant le Costa Rica. Au fil des éditions, la Transat Jacques Vabre change de goût. Un coup, c'est un double expresso bien corsé, une autre fois, il est aromatisé. Cette année, il s'annonce très serré, fort.
Imoca: quel plateau!
Décaféinés, les Class 40, partis manger du Chocolat entre Saint-Nazaire et le Mexique, n'y goûteront pas. Les multicoques Orma non plus, condamnés à une grève de la faim (de la fin?). Pour cette édition 2009, le plateau, s'il est moins fourni qu'en 2007, est très relevé avec, en Imoca, ce qui se fait de mieux en la matière. Les quatre premiers du Vendée Globe (Michel Desjoyeaux, Armel Le Cléac'h, Marc Guillemot, Samantha Davies) sont là. Les déçus du tour du monde aussi (Kito de Pavant, Marc Thiercelin, Sébastien Josse, Mike Golding, Roland Jourdain, Vincent Riou). Sans oublier les nouveaux arrivants comme les Espagnols Alex Pella - Pepe Ribes et le revenant, «l'extraterrestre» Yves Parlier. Du côté des Multis 50, les regards seront forcément tournés vers les deux plate-formes neuves, «Actual» de Yves Le Blévec- Jean Le Cam et «Crêpes Whaou» du duo Franck-Yves Escoffier - Erwan Le Roux. Si ces deux trimarans avaient la bonne idée de se tirer la bourre du début à la fin, cela boosterait encore un peu plus une classe en plein renouveau. Sur cette 9e édition, il y aura deux courses dans la course, car les parcours sont différents. «Les multis sont plus rapides que les monos, précise Jean Maurel, directeur de course. Aussi, pour que les deux flottes aient une chance d'arriver en même temps, il fallait rallonger le parcours des multis».
Un goût de Rhum
Ces derniers ont 300 milles de plus à avaler sur une route sud qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de la première édition où l'arrivée était jugée en Colombie. Quand l'arrivée était jugée à Salvador de Bahia, le choix de route était simple. Il fallait longer le Portugal, passer aux Canaries, descendre le long des côtes africaines, avant d'attaquer le redouté et redoutable Pot au Noir, puis l'équateur. «De l'équateur jusqu'au Brésil, il ne se passait plus grand-chose dans les alizés. Cette année, ça ressemble plus au parcours de la Route du Rhum», ajoute Maurel.
Bateau «fantôme»
Avec cette nouvelle destination, la donne a complètement changé. Adieu la loterie du Pot au Noir -qui s'en plaindra?- et bonjour la mer des Caraïbes. Moins imprévisible que le Pot, cette zone n'en demeure pas moins piégeuse avec des calmes, des grains, des effets de côtes, des dévents. Sans compter qu'entre la République Dominicaine et l'arrivée, il reste encore 1.000 milles à parcourir. Pas assez corsé ce double expresso? Qu'à cela ne tienne, pour ajouter encore plus de goût à ce breuvage qui n'en manquait déjà pas, Pen Duick, société organisatrice, a offert la possibilité à chaque concurrent d'utiliser une dosette magique qui permet de «disparaître» pendant 24heures. Ce mode furtif, déjà testé lors de la Transat anglaise, pourra, ou pas, être utilisé par les équipages. Ainsi, s'ils veulent tenter une option -ou bluffer- à l'abri des regards indiscrets, ils devront prévenir le comité de course qui les rendra «invisibles» pendant 24heures. On en salive déjà!
le 8 novembre 2009
(Source : Le Télégramme)



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