le 19 avril 2010

Plateau de qualité+grand soleil+vent léger+mer calme=magnifique départ. Hier à 14h, les 25 duos engagés dans la 10e édition de la Transat ag2r- La Mondiale se sont élancés de Concarneau, cap sur Saint-Barth'. Sur l'eau, c'était vraiment beau!
On se serait cru à Saint-Barth', hier, tellement il faisait beau et chaud en Sud-Finistère. Des skippers en short et tee-shirt, lunettes de soleil et crème solaire à poste. Pour cette 10eédition, coureurs, organisateurs et spectateurs ne pouvaient pas rêver plus belles conditions. En mer, il y en avait du monde! Presque trop à certains endroits, notamment au passage des bouées où quelques excités de la poignée de gaz ont parfois joué avec le feu. Rarement on avait vu un tel capharnaüm nautique en baie de Concarneau! Du monde en mer donc, mais aussi à terre. dans le Village, sur les pontons, les quais et même sur les rochers, le public était partout.
«Lufthansa»: décollage réussi
Dans des conditions mollassonnes -vent de sud compris entre 4 et 7 noeuds-, on a assisté à un beau départ. Un départ propre, sans «mangeurs de ligne». Dans un espace aérien en pleine perturbation, «Lufthansa» a parfaitement réussi son décollage avec Ronan Treussart aux commandes et Yannick Le Clech à la manoeuvre. Le Briochin et le Plougasniste ont été les premiers à virer la bouée de dégagement. Un pur moment de bonheur pour le marin de Térénez qui prenait-là le départ de sa première transat. Sûr qu'il s'en souviendra toute sa vie! Quarante-cinq minutes plus tard, c'était au tour d'un autre «baie de Morlaix» d'occuper la pole position, en la personne du Carantécois Damien Cloarec, associé au Saint-Barth' Miguel Danet. Le duo de «Concarneau - Saint-Barth'» était suivi de près par «Lufthansa» et «Maisons de l'Avenir - Urbatys» (Schipman- Canevet). Soit autant de Figaro qu'on n'attentait pas à pareille fête.
«Generali» oui...
Après deux heures de course, le trio de tête était toujours le même mais le «Generali» de Eliès - Beyou était revenu aux avant-postes avec une belle aisance. Ce qui n'était pas le cas de l'autre «Generali», celui de Lunven - Le Cam, relégué en 20e position. En revanche, certains minïstes que l'on pensait voir à la peine dans ces conditions difficiles où l'expérience prime, s'en tiraient plutôt bien. A l'image des Costarmoricains Delesne et Gouézigoux («Trier, c'est préserver») pointés en 5e position après deux heures de course. A 16h20, les Douarnenistes Schipman et Canevet, deux anciens minïstes, s'offraient le privilège d'enrouler en tête les deux bouées mouillées devant le port de Concarneau.
... «Generali» non
Dix minutes plus tard, le vent devenait très instable, évanescent, scotchant littéralement cinq Figaro, dont le monotype rouge et blanc «Generali» du Petit Prince Nicolas (Lunven) et du roi Jean (Le Cam). Mais cela ne semblait pas perturber Le Cam le moins du monde. Ceux qui l'ont côtoyé sur le circuit Figaro savent que lorsqu'il part mal, en général, il termine très fort. Et puis surtout, il ne s'agissait là que des dix premiers milles d'une course qui en comporte 3.900. Eh oui, dans l'immédiat, il faut négocier un golfe de Gascogne avec un vent instable et changeant, virer un cap Finisterre toujours tordu, longer des côtes portugaises probablement ventées, trouver la bonne trajectoire jusqu'à Palma aux Canaries, dernier point de passage obligatoire avant Saint-Barth'. Bref, ils ont de quoi faire...
le 19 avril 2010
(Source : Le Télégramme)



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