le 26 avril 2010

dans cette dixième édition de la transatlantique en double à armes égales. En tête depuis hier matin 8 heures, Romain Attanasio et Samantha Davies (Savéol) devraient, selon toute vraisemblance, être les premiers à y toquer. Derrière, au sein d'un groupe qui ne se lâche pas d'un safran, le suspense entre Brit Air, Banque Populaire, Groupe Bel et Cercle Vert devrait se maintenir.
A 180 milles du point de passage canarien, la "migration printanière" des figaristes continue donc en mode glissade. Engagés dans une descente sous spi, au largue serré dans 15 noeuds de vent, les marins ont le sourire et se savent sortis d'affaire, tout du moins en matière de vitesse, pour les prochaines heures. Les images du large envoyées par Ocean Alchemist, attestent d'un bonheur complet à bord des monotypes et prennent des allures de cartes postales idylliques tant les navigateurs trouvent en ces conditions les sensations qu'ils étaient venus chercher sur cette Transat AG2R LA MONDIALE. Reste que si la partie de plaisir est permanente, il ne faut pas pour autant remiser sa vigilance dans les sacs à matosser ! En effet, la navigation au portant et les surfs de vague en vague nécessitent une veille accrue et surtout une grande fraîcheur à la barre. La conduite devient sportive et la moindre faute d'inattention peut occasionner une sortie de route... incident fatal d'un point de vue stratégique si l'on s'en réfère à la régate à couteaux tirés qui se joue à plusieurs niveaux.
Du plaisir de l'échange
En attendant, les 50 marins engagés entre Concarneau et Saint-Barth ne boudent pas leur plaisir à l'image d'une Samantha Davies, co-skipper de Romain Attanasio, qui mène toujours le bal à moins de 200 milles des Canaries. A bord de Savéol, on vise la porte avec une belle sérénité et on se projette forcément au delà de cette échéance. Derrière, la bagarre fait toujours rage entre trois bateaux au contact - Brit Air, Banque Populaire et Cercle Vert - et un quatrième, Groupe Bel, à présent légèrement décalé mais toujours à la lutte pour la deuxième marche à La Palma. D'un bord à l'autre, les discussions et échanges humoristiques vont bon train entre des marins - Armel Le Cléac'h, Fabien Delahaye, Jeanne Grégoire, Gérald Véniard, Gildas Morvan et Bertrand de Broc - qui se connaissent bien et éprouvent un plaisir manifeste à partager ces tranches de vie. Mais au-delà de cette bonne ambiance, chacun trouve en cette proximité un excellent mode de stimulation et le moyen idéal pour s'étalonner en vitesse. Nul ne sait encore s'il y aura dissension après la porte mais en attendant ceux là font cause commune.
Auteur d'une belle remontée, le groupe de l'Est (Generali, Crédit Mutuel de Bretagne et Generali Europ Assistance) affole les compteurs et cravache pour ne pas se laisser distancer. Avec des moyennes très élevées ces dernières heures, ces gros bras là n'entendent pas sortir du jeu et ne se contenteront pas d'une place d'honneur sur le podium.
C'est un lundi au soleil que les 50 marins de la Transat AG2R LA MONDIALE devraient donc connaître, saluant ainsi la fin du premier acte. Demain, un océan se présentera devant leurs étraves et gageons que l'inspiration ne leur manquera pas pour écrire un nouveau chapitre...
Au coeur de la course à bord d'Ocean Alchemist
A bord d’Ocean Alchemist, nous poursuivons notre traque, la mer et le vent sont tombés progressivement comme pour nous laisser une nuit de repos avant le passage des Canaries. Samantha et Romain sur Savéol nous précèdent un mille devant notre étrave. La lune, quasi pleine, nous trace une voie royale argentée vers le sud, la route de la porte de l’Atlantique qui se trouve à 180 milles de nous.Voilà maintenant trois heures que le vent décline peu à peu, il souffle désormais à 15 nœuds, la mer s’est tassée, Ocean Alchemist glisse à nouveau, nous ne luttons plus. Derrière nous, pour le groupe des quatre poursuivants, les conditions restent inchangées, le vent est monté hier soir jusqu’à 30 nœuds rendant la navigation difficile dans une mer formée. Au petit matin, Brit Air naviguait encore dans 25 nœuds de vent.Impressionnantes à regarder, les moyennes sur 24 heures du trio formé par Generali, Generali Europ Assistance et surtout Crédit Mutuel de Bretagne qui navigue à plus de 11.5 nœuds en 24 heures, soit une distance parcourue de 276.8 milles.
le 26 avril 2010
(Source : http://transat.ag2rlamondiale.fr)



Actuellement
Traversée de l'Atlantique en planche à voile
Retour sur le
Hydroptère
Surf extreme
Méga Yacht







