Finistère Nord - Brest Sailing News

L'actualité de la mer, la voile, la glisse et des gens de mer - Infos maritimes depuis Brest

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille




By PLAVEB

Accueil Courses et régates La solitaire du Figaro Les premières réactions d’Armel Le Cléac’h et ses dauphins

Les premières réactions d’Armel Le Cléac’h et ses dauphins

le 6 août 2010

Les premières réactions d’Armel Le Cléac’h et ses dauphins

Déjà deux habitudes en seulement deux étapes sur cette Solitaire du Figaro 2010 : primo c’est Armel Le Cléac’h (Brit Air) qui gagne, deuxio l’arrivée se joue en nocturne. Aux pontons de Brest cette nuit, au port du Moulin Blanc, on a recueilli les premières impressions d’un ‘Chacal‘ impérial. Concentré jusqu’aux derniers hectomètres aux écoutes, sous spi, c’est un Armel Le Cléac’h impressionnant qui s’est offert une deuxième victoire consécutive ce vendredi 6 août à 2h44’40, dans de tous petits airs portants. Juste derrière lui, la bataille pour la deuxième place a été splendide elle aussi et indécise jusqu’au bout entre Jérémie Beyou (BPI) et le jeune François Gabart (Skipper Macif 2010), qui a finalement pris le meilleur sur son aîné.

Il faudra attendre que tous les bateaux soient arrivés pour se livrer au petit jeu des calculs de temps au classement général, mais il est déjà évident qu’Armel Le Cléac’h et François Gabart (déjà 4e à Gijón) seront les deux grands bénéficiaires de cette étape de 385 milles entre Gijón et Brest (avec Yann Eliès, mais celui-ci est sous le coup d’une pénalité en attente, suite à l’utilisation de son moteur pour se déséchouer sur la première étape). Les écarts sont toutefois moins conséquents qu’on pouvait l’imaginer encore en début de soirée, car du vent de Sud-Ouest rentré pour 8 nœuds a finalement profité aux « chasseurs », lesquels ont pu limiter la casse. Voici les premiers mots recueillis à Brest, dont ceux du jeune Portugais Francisco Lobato… dernier à Gijón et 6e à Brest ! Premier bizuth de cette deuxième étape, il prouve que, décidément, tout est possible sur La Solitaire. A 5h17, les 38 premiers bateaux avaient coupé la ligne.

Ils ont dit :

Armel Le Cléac’h (Brit Air), vainqueur de l’étape et leader du général :

L’arrivée
« C’est une bonne habitude ce champagne… C’était intense jusqu’au bout, le goulet de Brest n’en finissait plus, je le trouvais interminable! J’étais un peu stressé, mais franchir la ligne en vainqueur encore c’est top, je me sens très heureux.»

L’étape
« Il y a eu finalement beaucoup de changements de voiles à faire, de choix de trajectoires. J’ai su être opportuniste et garder l’initiative : souvent je mettais le spi en premier, le solent en premier… à chaque fois je m’apercevais que les autres avaient un petit peu de retard… et j’ai pu tenir jusqu’au bout. J’ai eu beaucoup de travail pour contenir François (Gabart) et Jérémie (Beyou) avec qui je me suis échappé. Ça me permet de conforter ma place de leader au classement général, tant mieux ! »
« C’était une étape physique pendant tout le long bord jusqu’à Saint-Nazaire, où on a eu jusqu’à 35 nœuds de vent. Ça nous changeait de la première étape… après la bouée ça tapait beaucoup, il fallait barrer, c’était difficile de dormir. Le secret c’était tenir. Heureusement à Groix la mer s’est calmée et j’ai pu me reposer un peu, par siestes de 20 minutes. Sur l’étape, j’ai du dormir 3 ou 4 heures maximum en tout. »
« A Gijón, je n’étais pas bien parti. je touche la bouée et dois réparer, mais ensuite je n’ai fait que grappiller et le lendemain matin, je voyais que les voiles derrière moi s’éloignaient, d’autres qui ne tenaient pas la cadence. »

La victoire
« Je suis super fatigué, mais aussi super content car on enchaîne les victoires avec Brit Air cette année : Transat Ag2r, Trophée SNSM, et là deux étapes sur La Solitaire. Ça prouve que le travail fait avec toute l’équipe du centre d’entraînement de Port-la-Forêt a fini par payer. J’ai bien retrouvé les automatismes et petits points de repère du Figaro… au final ce sont des détails qui comptent. C’est drôle, car cela fait deux étapes très différentes : sur la première « on » était en tête presque tout le temps, ce n’était pas le cas sur celle-ci. »

Le leadership au classement général
« Jérémie (Beyou) aussi a gagné deux étapes l’an dernier. Je me sens vraiment bien mais on n’est qu’à la moitié du parcours. Il faut faire attention à ne pas tenter de contrôler. Je ferai plutôt le bilan à Kinsale. L’idée est de continuer à naviguer comme « on » fait, à être en phase avec le bateau et prendre du plaisir sur l’eau. »

*****
François Gabart (Skipper Macif 2010), 2e à 16’55’’ à du leader

« Super. Les deux étapes qu’on vient de se faire sont extraordinaires. Le premier soir on était dans la dorsale avec la pétole, le lendemain dans 30 nœuds, le surlendemain on est en T-shirt dans Les Glénans. C’est ça La Solitaire. Pouvoir enchaîner autant de trucs différents dans une même étape. En plus, j’ai bien navigué. Après le départ, je n’étais pas forcément dans les premiers et les 24 premières heures, il a fallu se battre pour faire avancer le bateau. Jérémie me passe cette nuit à Belle-Ile et ensuite, on s’est tiré la bourre toute la journée. En arrivant dans le goulet, on était à trois longueurs et en arrivant dans la rade, j’ai réussi à lui prendre quelques mètres… Depuis la première étape, ce sont mes meilleures places dans La Solitaire… Ce qui est super agréable pour moi c’est que j’ai l’impression d’avoir progressé. Je gère le bateau, je suis tout de suite dans les coups. Par rapport à l’année dernière, je ne suis pas la même personne et pour un sportif, c’est super agréable de se sentir meilleur qu’avant. Armel est sacrément bon mais c’est sûr aussi qu’il est prenable. »

*****
Jérémie Beyou (BPI), 3e à 23’13 du leader

« Je n’ai rien trouvé de mieux que de voler le départ encore une fois. Je pars de derrière et du coup, les autres te marquent un peu moins mais en même temps, ça te met un stress supplémentaire. Dans la remontée du golfe de Gascogne, j’ai été bien dans mon schéma alors que les autres se sont un peu trop éloignés de la route. J’en ai profité. Après, il fallait que j’arrive à tenir mon avance sans que les autres écrasent, mais ça n’a pas suffit. J’ai eu des problèmes de génois. L’étai creux a cassé, le solent est passé à l’eau, que des m… Quand je me suis vu en tête au classement, je me suis dit « tiens, je referais bien la même que l’an dernier où j’avais aussi volé le départ et gagné l’étape ». Mais voilà… les deux gars de devant ont fait du bon boulot. Ils se sont recalés au bon moment, ont bien navigué sous spi, bien anticipé les fronts. Il y a meilleur que moi devant donc il n’y a pas à rougir. Moi, j’ai tout donné. Mais il ne fallait pas que ça dure plus car j’aurais pu me faire croquer par ceux de derrière. Belle bagarre avec François mais j’étais cuit, j’ai fait des bêtises. Donc malgré tout, 3e, c’est très bien. Il reste encore deux étapes mais ça va être compliqué parce que le Chacal (surnom d’Armel Le Cléac’h) a l’air bien en forme. Bravo à lui parce qu’il est vraiment bon. Il a un peu plus de vitesse que les années précédentes et il met moins d’extrême dans ses routes »
*****

Jeanne Grégoire (Banque Populaire), 4e à 33’26’’ du leader

« Comment j’ai fait pour remonter des places ? Je ne peux pas le dire, c’est un secret de brestois, un secret qui m’a été donné et ça fait deux fois que je le fais. La première fois, j’étais passé de la 25e à la 15e place et là, j’étais derrière Yann. Je suis repassée devant. Du jus, j’en avais, ça allait. En fait, je n’ai pas dormi depuis je ne sais pas combien de temps. Et à un moment, en plus, je me suis dit qu’on allait finir au mouillage dans le goulet. Ca ne m’amusait pas du tout cette idée. Oui, elle était bien costaud cette étape. »
*****

Yann Eliès (Generali - Europ Assistance), 5e à 37’26’’ du leader

« Quand je me suis vu 35e à 9 milles du premier au pointage de 5h du matin, j’ai quand même eu un petit moment de doute (rires) ! Heureusement qu’après SN1 j’ai bien senti les coups et que j’ai pu faire un grand bond en avant au classement. Me retrouver 5e ici à Brest, c’est inespéré ! Si on m’avait dit ça à Saint-Nazaire, que je serai revenu autant sur les premiers, j’aurais signé tout de suite. En fait, j’ai été très mauvais dans le golfe de Gascogne, où je n’étais pas dans le bon paquet, trop attentiste et où j’ai beaucoup trop dormi. Ensuite, sur la remontée côtière de la Bretagne, on s’est bien tiré la bourre avec Gildas Morvan, Erwan Tabarly et Eric Drouglazet, je pense que ça nous a aidés. Puis il y a un seul coup à faire en baie d’Audierne et je m’en sors bien comme ça, en revenant sur le groupe de Kito (de Pavant) et Jeanne (Grégoire). Jeanne a fait d’ailleurs un super beau coup dans la rade de Brest et elle mérite amplement sa 4e place. Pour moi ce n’est pas si mal sur les deux étapes maintenant il faut que j’aille en chercher une. Armel (Le Cléac’h) a pris une belle option, il sera dur à aller chercher, mais il faut toujours y croire. »

*****
Francisco Lobato (ROFF /Tempo-Team), 6e et premier bizuth à 37’37’’ du leader


« C’est bizarre, en même temps c’est long et en même temps ça va vite. C’est fatigant mais c’était aussi une grosse satisfaction par rapport à la première étape où je ne m’étais pas fait plaisir du tout. Là, j’étais dans le jeu, j’étais dans le match. En plus, premier bizuth… je suis très content. J’ai cassé mon tangon, je n’en avais plus dans les 20 derniers milles. Je croyais que j’allais perdre beaucoup de places, mais finalement, non. Le plus dur ? Le début de course d’abord, on ne pouvait pas lâcher la barre pour aller dormir. Le jour suivant aussi, à fond sous spi au reaching. Mais c’est un peu étrange, après, on entre dans le rythme de ne pas dormir, de ne presque pas manger. Je suis un peu impressionné avec ça. Je n’ai jamais dormi plus de 15 minutes d’affilée. Je me demande comment je fais pour tenir encore. Je me suis bien battu pour arriver à tenir avec les meilleurs. Je fais encore des petites erreurs mais je suis bizuth et il faut prendre le temps d’apprendre. Mais c’est intéressant, je suis très content d’être dans la classe Figaro, c’est pour ça que je suis venu. Et si j’arrive à faire des bons résultats, tant mieux. Mais il faut être au taquet, il faut s’accrocher car ça se joue à très peu. »
 le 6 août 2010
 (Source : http://www.lasolitaire.com)
 
Finistère nord....L'information nautique sur internet........

finisterenord.com est sur Twitter

finisterenord.com est sur Twitter

Tara oceans

Pour localiser Tara Oceans

C'est ici...

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Voir le site


Publicité