le 30 juillet 2010

Belle nuit de glisse au beau milieu du golfe de Gascogne, dans un vent de 13 à 15 nœuds qui prend de plus en plus de Nord. La flotte est groupée, mais la guerre des empannages vient d’être déclenchée. Armel Le Cléac'h est en tête devant Yann Eliès et Thomas Rouxel.
Cette troisième nuit de course ne ressemble en rien aux deux premières. Au large, à la latitude de l’estuaire de la Gironde, la flotte groupée a bien profité de ce véritable cadeau qu’est une nuit de glisse au portant, sous spi. Terminées les histoires d’algues coincées dans la quille et les safrans, les recherches de contre-courants dans les cailloux, l’interdiction absolue de dormir. On va toujours relativement vite, aux environs de 8 nœuds. Et si la superbe pleine lune de la première partie de nuit a disparu sous un manteau nuageux relativement bas, la visibilité est bonne, la mer à peine agitée d’une faible houle, et chacun voit des petits camarades à proximité. Une belle nuit passible et rapide. En somme, « de la vraie voile, quoi ! » plaisante Armel Tripon (Gedimat, 12e à 4 milles), qui imagine déjà un scénario avec une arrivée très groupée en Espagne.
La plupart a réussi à se reposer, sous pilote. Certains ont beaucoup dormi pour récupérer des deux premières journées de course éreintantes. Parfois trop, comme Kito de Pavant (Groupe Bel, 11e à 3,5 milles) : « j’étais parti pour une sieste de 20 minutes et j’ai fait un coma de 5 heures ! ». Au pointage de 4h, le trio de tête est inchangé : Armel Le Cléac’h (Brit Air) est toujours leader à 132 milles de l’arrivée à Gijon. Il précède Yann Eliès (Generali-Europ Assistance) de 0,8 milles et Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) de 1,5 mille. Et si ces trois là semblent légèrement détachés… un rapide coup d’œil à l’extérieur, depuis le pont de notre catamaran DC Mer, montre qu’il faut se méfier des pointages: de fait, les feux de mâts font un joli arc de cercle, d’est en ouest, mais les bateaux sont proches les uns des autres. Rien n’est joué, donc. Il ne faut que 5 milles calculés en terme de distance au but – donc à relativiser - pour faire tenir les 20 premiers.
L’info du matin est que la bataille des empannages est déclenchée. On tricote de nouveau après ce long tout droit sous spi, engagé hier matin après la pointe du Raz. Pour l’instant, le vent ne mollit que très faiblement (12 à 13 nœuds au lieu de 15), mais comme il est désormais quasiment au Nord, les solitaires cherchent de l’angle, donc de la vitesse, tout en préparant la négociation de cette fameuse dorsale anticyclonique sans vent qui leur remue les méninges. La grosse molle est prévue cet après-midi, avec des vents potentiellement inférieurs à 5 nœuds... A-t-on une chance d'y échapper, au bas mot d'y être le moins soumis possible? Quand on est marin, on sait rêver.
La plupart a réussi à se reposer, sous pilote. Certains ont beaucoup dormi pour récupérer des deux premières journées de course éreintantes. Parfois trop, comme Kito de Pavant (Groupe Bel, 11e à 3,5 milles) : « j’étais parti pour une sieste de 20 minutes et j’ai fait un coma de 5 heures ! ». Au pointage de 4h, le trio de tête est inchangé : Armel Le Cléac’h (Brit Air) est toujours leader à 132 milles de l’arrivée à Gijon. Il précède Yann Eliès (Generali-Europ Assistance) de 0,8 milles et Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) de 1,5 mille. Et si ces trois là semblent légèrement détachés… un rapide coup d’œil à l’extérieur, depuis le pont de notre catamaran DC Mer, montre qu’il faut se méfier des pointages: de fait, les feux de mâts font un joli arc de cercle, d’est en ouest, mais les bateaux sont proches les uns des autres. Rien n’est joué, donc. Il ne faut que 5 milles calculés en terme de distance au but – donc à relativiser - pour faire tenir les 20 premiers.
L’info du matin est que la bataille des empannages est déclenchée. On tricote de nouveau après ce long tout droit sous spi, engagé hier matin après la pointe du Raz. Pour l’instant, le vent ne mollit que très faiblement (12 à 13 nœuds au lieu de 15), mais comme il est désormais quasiment au Nord, les solitaires cherchent de l’angle, donc de la vitesse, tout en préparant la négociation de cette fameuse dorsale anticyclonique sans vent qui leur remue les méninges. La grosse molle est prévue cet après-midi, avec des vents potentiellement inférieurs à 5 nœuds... A-t-on une chance d'y échapper, au bas mot d'y être le moins soumis possible? Quand on est marin, on sait rêver.
le 30 juillet 2010
(Source : http://www.lasolitaire.com)
(Source : http://www.lasolitaire.com)



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