le 29 juillet 2010

Sublime spectacle, cette fin de nuit à la pointe de Bretagne. Le phare du Four salue une flotte regroupée qui embouque le chenal éponyme sous spi, dans du vent de nord-ouest faible mais enfin portant. Armel Le Cléac'h fait l'éclaireur devant le bizuth Yoann Richomme et Jérémie Beyou.
Nous voici à la fin de la terre, aux premières lueurs de l'aube. L'éclat du Four semble être un projecteur-poursuite installé là pour accentuer l'effet théâtral. La pleine lune guide les étraves en faisant scintiller une mer gris acier, à peine animée d'une houle miniature. Les contours sombres des récifs rappellent que mieux vaut être ici dans des conditions légères que l'inverse. Devant, derrière, autour, partout, des loupiotes. Quarante-cinq. On s'attend à entendre une voix céleste : "mesdames et messieurs, voici les Figaristes, applaudissements s'il vous plaît." Honnêtement, on ne connaît pas beaucoup d'endroits aussi sublimes pour naviguer. Bientôt nous aurons droit à Molène, à Sein... mais n'anticipons pas.
A contre-courant, on embouque donc le chenal du Four dans des conditions de demoiselle. La grande nouvelle est que les spis ont fleuri. Le vent de Nord-Ouest tant attendu est enfin là, depuis 4h ce matin. Et même faible (7 noeuds), c'est un bonheur de marin, après tout ce près. "Avec tout le jeu qu'il y a eu sur la côte nord, notamment en baie de Morlaix, puis sous l'effet de la renverse de courant, il y a eu un resserrement très net de la flotte", confirme Jacques Caraës, directeur de course. A la vacation tout à l'heure, on sentait d'ailleurs les marins presque rassurés. De fait, personne n'a réellement hypothéqué ses chances : ce matin les trente premiers tiennent en trois petits milles... soit 1% de la distance restant à couvrir d'ici à Gijón pour la tête de flotte. Les positions ont valsé, mais absolument rien n'est joué.
Un bizuth entre deux "ex" en tête
Un pour qui c'est Noël aujourd'hui, s'appelle Yoann Richomme (DLBC). Il est bizuth. Il est deuxième. Entre deux récents vainqueurs de La Solitaire. Chapeau, l'artiste. Juste devant lui, à 300 mètres, l'homme de tête s'appelle Armel Le Cléac'h (Brit Air). Juste derrière, à 1 mille, son poursuivant immédiat s'appelle Jérémie Beyou (BPI). Yoann ce matin est entre deux monstres. Deux vainqueurs de La Solitaire, deux héros du Vendée Globe aussi. Il y a de quoi être impressionné, mais ce n'est visiblement pas le genre de la solide maison Richomme.
L'échouage du Figaro de Yann Eliès hier soir (lire communiqué précédent) n'est plus qu'un mauvais souvenir. Yann est même dixième ce matin. Entre lui et le trio de tête, on trouve ceux qui ont le mieux tricoté à terre dans les cailloux de la belle Bretagne nord : Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile, 4e), Damien Cloarec (Port de Plaisance Roscoff, 5e) encore un bizuth ! Puis Erwan Tabarly (Nacarat, 6e) à 1,5 milles de Brit Air et à égalité à ce titre avec Ronan Treussart (Lufthansa, 7e), Jeanne Grégoire (Banque Populaire, 8e) et Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr, 9e). Voici donc les dix éclaireurs ce matin qui luttent contre le courant dans le chenal du Four. Mais tous sont revenus dans le match et tant mieux pour le suspense de cet Acte II autour du Finistère. Un dernier coup d'oeil sur le pont. Le jour se lève. Une forêt de voiles-ballons danse. Maman c'est beau les petits bateaux.
A contre-courant, on embouque donc le chenal du Four dans des conditions de demoiselle. La grande nouvelle est que les spis ont fleuri. Le vent de Nord-Ouest tant attendu est enfin là, depuis 4h ce matin. Et même faible (7 noeuds), c'est un bonheur de marin, après tout ce près. "Avec tout le jeu qu'il y a eu sur la côte nord, notamment en baie de Morlaix, puis sous l'effet de la renverse de courant, il y a eu un resserrement très net de la flotte", confirme Jacques Caraës, directeur de course. A la vacation tout à l'heure, on sentait d'ailleurs les marins presque rassurés. De fait, personne n'a réellement hypothéqué ses chances : ce matin les trente premiers tiennent en trois petits milles... soit 1% de la distance restant à couvrir d'ici à Gijón pour la tête de flotte. Les positions ont valsé, mais absolument rien n'est joué.
Un bizuth entre deux "ex" en tête
Un pour qui c'est Noël aujourd'hui, s'appelle Yoann Richomme (DLBC). Il est bizuth. Il est deuxième. Entre deux récents vainqueurs de La Solitaire. Chapeau, l'artiste. Juste devant lui, à 300 mètres, l'homme de tête s'appelle Armel Le Cléac'h (Brit Air). Juste derrière, à 1 mille, son poursuivant immédiat s'appelle Jérémie Beyou (BPI). Yoann ce matin est entre deux monstres. Deux vainqueurs de La Solitaire, deux héros du Vendée Globe aussi. Il y a de quoi être impressionné, mais ce n'est visiblement pas le genre de la solide maison Richomme.
L'échouage du Figaro de Yann Eliès hier soir (lire communiqué précédent) n'est plus qu'un mauvais souvenir. Yann est même dixième ce matin. Entre lui et le trio de tête, on trouve ceux qui ont le mieux tricoté à terre dans les cailloux de la belle Bretagne nord : Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile, 4e), Damien Cloarec (Port de Plaisance Roscoff, 5e) encore un bizuth ! Puis Erwan Tabarly (Nacarat, 6e) à 1,5 milles de Brit Air et à égalité à ce titre avec Ronan Treussart (Lufthansa, 7e), Jeanne Grégoire (Banque Populaire, 8e) et Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr, 9e). Voici donc les dix éclaireurs ce matin qui luttent contre le courant dans le chenal du Four. Mais tous sont revenus dans le match et tant mieux pour le suspense de cet Acte II autour du Finistère. Un dernier coup d'oeil sur le pont. Le jour se lève. Une forêt de voiles-ballons danse. Maman c'est beau les petits bateaux.
le 29 juillet 2010
(Source : http://www.lasolitaire.com)
(Source : http://www.lasolitaire.com)



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