le 16 septembre 2009
Lancée dans le vif du sujet de la troisième étape décisive entre Nice et Barcelone, la flotte de l'Itstanbul Europa Race se confronte aux foudres de la Méditerranée de bien méchante humeur. En approche de la mer d'Alboran, dernier tronçon avant de rejoindre le détroit de Gibraltar qui marque la frontière avec l'Atlantique, les équipages, aux prises avec un centre dépressionnaire, rencontrent des conditions très toniques avec des accélérations aussi soudaines que brutales du vent.
Grains, orages, Èclairs : il y a de l'électricité dans l'air et dans les classements alors que la bataille se poursuit de plus belle.
Après Veolia Environnement (Roland Jourdain), flashé en tête au petit jour, apportant la preuve que le poids des années n'est plus un handicap quand la mer gronde et que le vent monte dans les tours, le classement de l'après-midi, bien chamboué, fait cette fois honneur à Groupe Bel (Kito de Pavant). Il révèle surtout que les premiers écarts creusés dans la nuit se sont envolés en fumée dans des conditions très musclées, où tous sont sommés de multiplier les manœuvres pour adapter la voilure aux sautes d'humeur d'Eole, très instable en force comme en direction.
C'est comme un nouveau départ qui vient donc d'être redonné au large des côtes espagnoles très escarpées, théâtre d'une jolie passe d'armes entre les ténors de la course, décidément peu enclins à baisser la garde. Cet après-midi après un peu plus de 24 heures de course marquées sous le signe d'une forte activité orageuse, seul DCNS (Marc Thiercelin) accuse un retard qui se chiffre à 30 milles.
Capricieuse, et capable du pire, la Méditerranée se montre sous son plus mauvais visage, comme en témoigne le message reçu depuis le bord de Foncia: "Le départ était un avant-goût de ce que serait ces premières 24 heures de course: vent changeant rapidement, et bien soutenu, avec orages, douche chaude, et flashs en veux-tu en voilà. Ca partait de partout, y compris sur nous, mais nous n'avons pas été touchés par la foudre ! On a sorti les cirés. Nous n'avons pas beaucoup dormi parce que beaucoup de manœuvres. Et ça continue..."
L'Èquipage de Kito de Pavant, bien que désormais pointé en tête, a, lui, fait les frais de cette navigation de nuit blanche au beau milieu des nuages noirs. Il déplore une panne électronique qu'il espère résoudre quand une amélioration des conditions le permettra. Sans doute de l'autre côté de ce système météorologique, où sera donné le coup d'envoi d'un long louvoyage vers Gibraltar dans un flux d'ouest qui souffle pile dans l'axe de la route en mer d'Alboran. Décidément, en Méditerranée, chaque jour suffit sa peine !
le 16 septembre 2009
(Source : http://www.istanbuleuroparace.com )



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