le 28 août 2009

Longtemps incertaine, l'Istanbul Europa Race s'élance demain des rives du Bosphore. Mais il n'y a que six équipages au départ. Beaucoup moins qu'attendu.
Michel Desjoyeaux (Foncia), Roland Jourdain (Veolia Environnement), Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac), Marc Thiercelin (DCNS 1000), Guillermo Altadill (1876) et Kito de Pavant (Groupe Bel) se sont engagés dans cette course en équipage de cinq personnes qui doit permettre une ultime mise au point avant le départ du Havre, le 8 novembre prochain, de la Transat Jacques-Vabre.
Pas d'étape en Grande-Bretagne
La mise sur pied de cette nouvelle épreuve a été laborieuse. Initialement, on parlait d'une quinzaine de monocoques. Au printemps, l'organisateur, Cumali Varer, espérait encore réunir entre sept et dix bateaux.
L'étape prévue à Portsmouth, en Grande-Bretagne, n'aura pas lieu. Les Anglais se sont désistés, faute de skippers britanniques au départ. Les concurrents de l'Istanbul Europa Race se contenteront de virer une bouée au large de l'île de Wight avant de revenir sur Brest.
Plusieurs éléments expliquent ce manque d'engouement pour la nouvelle épreuve. La casse dans le dernier Vendée Globe (Generali, VM Matériaux, Cheminées Poujoulat) explique l'absence de ténors comme Jean Le Cam, Bernard Stamm ou Yann Eliès.
L'Istanbul Europa Race n'apparaît pas non plus idéalement placée dans le calendrier. A deux mois du départ d'une épreuve majeure, la Transat Jacques-Vabre, certains skippers ont sans doute préféré éviter de prendre le risque d'une casse.
Le manque de notoriété de l'organisateur a sans doute aussi joué. Enfin, le coût d'une telle épreuve n'est pas négligeable pour les armements. Il faut assurer la logistique à chaque étape et payer les équipages.
La Turquie joue le jeu
Les concurrents présents positivent cette situation. « Il a été très difficile de mettre cette course en place et s'il n'y a pas la quantité, il y a la qualité avec six très beaux équipages », estime Michel Desjoyeaux sur le site Internet de la course.
La Turquie, en tout cas, joue le jeu. Cumali Varer a obtenu que la circulation des cargos et autres tankers soit bloquée pendant trois heures ce vendredi pour le prologue baptisé Trophée du Bosphore. Pour le passage des Dardanelles, en début de première étape, des navires de l'armée turque réguleront le trafic maritime.
Pour Brest, dont l'image est déjà associée aux grands records, l'Istanbul Europe Race offre l'opportunité de se faire un nom dans le domaine de la course au large, plus médiatique. La ville a misé 300 000 € sur l'épreuve. Cependant, on ne peut manquer d'être surpris par l'absence de communication au plan local sur l'événement. La faute au mois d'août ?
le 28 août 2009
(Source : Ouest France)



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