le 6 juillet 2010

Une quarantaine de yachts ont ouvert le bal de la première édition de la Brest Classic Week hier après-midi. Le rendez-vous attire déjà des participants d'outre-Manche.
Le soleil se fait timide pour cette première régate. Mais pas assez pour décourager les participants. Ce qu'ils veulent, eux, c'est du vent ! Assez pour les porter sur les flots. Et Éole les a entendus. Chargé d'embruns, il soufflait par intermittence dans les voiles bien bordées, sans un pli pour la parade.
Rosbifs et Frogies s'affrontent dans le franchissement des quatre bouées. Au point que la péninsule armoricaine se voit envahie par les Anglais... Pour le plus grand bonheur des organisateurs de la Brest Classic Week. « C'était le public visé pour cette première édition », reconnaît Jean-Claude Lardic, adjoint au maire dans le domaine de l'animation et vice-président de Brest Événements Nautiques.
Les Anglais friands de régates
Pays du yachting, la Grande-Bretagne est très friande de régates, et ses ressortissants n'hésitent pas à traverser la manche pour y participer. « Plusieurs couples d'Anglais sont venus déposer leur yacht au mouillage la semaine dernière, explique Jean-Claude Lardic. Ils sont repartis chez eux en avion, et aujourd'hui ils participent à la course. » Un signe prometteur pour la nouvelle marina du château.
La complexité de la régate ? Passer sur le côté extérieur de chacune des quatre bouées, sans les toucher. Plus facile à dire qu'à faire ! La régate est une épreuve de rapidité, d'agilité et de lecture du vent. Il faut savoir où se placer et bien manoeuvrer si l'on veut gagner la course. Question de stratégie. Si certains estiment qu'il vaut mieux avoir la vie belle lors du passage de la première bouée en ayant le vent dans le dos, d'autres préfèrent que ça soit chaud. Histoire de montrer ce qu'ils savent faire... La majorité des concurrents a opté pour la seconde solution, et s'est positionnée lors du départ sur la partie droite du plan d'eau.
C'est aux bouées qu'on voit si les équipages se sont bien préparés. Le Stiren, pourtant favori, en a fait les frais. « Ils n'ont pas bordé la voile assez rapidement », commente Loïc Blanken, membre de Comet Organisation. Ce qui leur a valu une grosse frayeur. « Ils ont manqué de toucher la bouée, il y aurait pu y avoir des dégâts. »
Par ailleurs, quelques yachts n'étaient pas au départ ce lundi. Sur la route de Brest, certains petits bijoux ont souffert de quelques dégâts.
le 6 juillet 2010
(Source : Ouest France)



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