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By PLAVEB

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Mini 6,50 Rémy sort l'artillerie lourde !

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le 10 mars 2010

Mini 6,50 Rémy sort l'artillerie lourde !

Comment mélanger un VOR70 avec un 60pieds Imoca et faire rentrer le tout dans un mini de 6,50 m ? Rémy Lartillerie a trouvé la solution. Reste maintenant à tester la petite bête noire sur l'eau...

 

le 10 mars 2010

Mini 6,50 Rémy sort l'artillerie lourde !

Comment mélanger un VOR70 avec un 60pieds Imoca et faire rentrer le tout dans un mini de 6,50 m ? Rémy Lartillerie a trouvé la solution. Reste maintenant à tester la petite bête noire sur l'eau...

Rémy Lartillerie, ce nom ne vous dit rien? Normal, il n'est pas du coin. Pas Breton quoi! «Je suis né à Nancy», dit-il. Pas vraiment une ville de bord de mer. Pourtant, à l'âge de 12 ans, le jeune homme se découvre une passion pour les bateaux à voile. Suivront des expériences ici et là, surtout sur des convoyages. Jusqu'à cette année 2006, où, après avoir goûté aux joies du 6,50, il s'offre dans la même saison le Mini-Fastnet et l'Open demi-Clé. Il n'en faut pas plus pour qu'il attrape le démon de la mini. «C'est à partir de ce moment-là que j'ai eu envie de partir sur un projet Mini-Transat avec un bateau entièrement conçu de mes mains».

Dans un hangar à Tréméoc

En 2007, dans un hangar à Tréméoc en pays Bigouden, Lartillerie (30 ans), aidé de deux copains, se retrousse les manches pour construire sa coque de noix. Stratifieur de métier, Rémy n'en est pas à son coup d'essai. Côté architecture, il a fait confiance à Mc Coy Concept qui, en revanche, dessine là son premier mini. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'architecte s'est lâché: la partie arrière ressemble comme deux gouttes d'eau à celle du 60pieds Imoca «BT». La carène, très puissante et large (3m), est marquée par deux bouchains. L'étrave inversée fait penser aux VOR 70 de la Volvo Ocean Race. Et le système de safrans relevables n'aurait pas déplu à Michel Desjoyeaux. «Au niveau du plan de pont, on a regardé tout ce qui se faisait ici et là et on s'est clairement inspiré de «BT», «Foncia» et «PRB», le tout adapté à la sauce mini?, avoue son skipper.

5.000heures de travail

Sur son 6,50m, il n'y a que deux winches, tous les cordages sont carénés, rien ne dépasse sur le pont. Sauf un étonnant déflecteur de vagues sur le roof. A noter aussi le bout-dehors qui se lève à la verticale (pour entrer dans la jauge) et reste fixe ensuite une fois en course. A l'arrivée, ce mini, qui a nécessité quelque 5.000heures de travail (ndlr: Lartillerie a fabriqué lui-même les moules, préformes, etc.), a vraiment un look d'enfer. Surtout avec cette peinture noire qui n'est pas sans rappeler le «Ugo Boss» d'Alex Thomson.

La Transat 6.50 en tête

Au niveau du poids, ce plan McCoy Concept, équipé d'un mât-aile et d'une quille pendulaire, avoue 800kg sur la balance. Les connaisseurs apprécieront. Les premiers essais en mer sont prévus pour le week-end prochain. Ensuite, place à la compétition: «Cette saison, je suis inscrit sur le Trophée Marie-Agnès Péron et sur le Mini-Fastnet. Fin mars, je vais aller m'entraîner au pôle mini à Douarnenez. L'objectif est d'être sur la ligne de départ de la prochaine Transat 6.50». Où il ne passera pas inaperçu avec son mini noir frappé du n°765.

 le 10 mars 2010
 (Source : Le Télégramme)

 
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