le 23 février 2010

Parti le 20 octobre dernier des Sables-d'Olonne, l'Italien Alessandro di Benedetto (39 ans) est à mi-parcours de son tour du monde en solitaire qu'il tente d'accomplir sur un Mini de 6,50 m. Un pari osé.
le 23 février 2010

Parti le 20 octobre dernier des Sables-d'Olonne, l'Italien Alessandro di Benedetto (39 ans) est à mi-parcours de son tour du monde en solitaire qu'il tente d'accomplir sur un Mini de 6,50 m. Un pari osé.
Pour s'aventurer autour du monde sur un aussi petit voilier, il faut être soit complètement fou, soit avoir des problèmes avec le fisc ou «détester sa femme». Alessandro di Benedetto, géologue de son état, ne rentre dans aucune de ces catégories. Il est tout simplement inclassable. Après l'Atlantique en décembre 2002 (traversée en solitaire sans assistance sur un catamaran non habitable de moins de 6 m), puis le Pacifique en août 2006 (catégorie des 20 pieds), il a décidé de s'offrir un tour du monde. Comme les grands. Mais avec un bateau bien plus petit.
L'ancien «Hakuna Matata»
Son voilier, tous les minïstes le connaissent : c'est «Hakuna Matata», dessiné par le Brestois Pierre Rolland, que l'Italien a complètement reconfiguré. Ce 6.50 en contreplaqué ne ressemble plus du tout à celui qui disputa en 1997 et 2005 la Mini-Transat. La coque a été restratifié avec du carbone-kevlar, les fonds ont été recloisonnés pour créer des caissons étanches. Et surtout, la partie arrière a été équipée d'une cellule de vie étanche, avec bulle et barre intérieure. Enfin, le mât a été raccourci afin de réduire la surface de ces engins d'habitude surtoilés.
Les SMS du large
Forcément, le Mini, alourdi de près de 900 kg, n'est plus aussi performant qu'à l'origine. Néanmoins, son bateau, rebaptisé «Findomestic», avance correctement. Parti le 20 octobre dernier des Sables-d'Olonne (il effectue le même parcours que les concurrents du Vendée Globe et sa circumnavigation est chronométrée par la WSSRC), Di Benedetto a mis un peu plus de deux mois pour atteindre le cap de Bonne Espérance. Équipé d'un téléphone Iridium et de balises Argos, le skipper donne régulièrement de ses nouvelles sur son site internet (www.alessandrodibenedetto.net). Jeudi dernier, il écrivait ceci : «13.000 milles parcourus depuis le départ. Je suis à mi-chemin en tant que distance à parcourir. A partir d'aujourd'hui, chaque vague me rapproche des Sables-d'Olonne». Autre SMS envoyé depuis sa coque de noix, le mercredi 6 janvier : «Coups de vent prévus dans les prochains jours. Je suis à 140 milles dans le nord-est des îles du Prince Edward ?and i'm dancing with the Albatros...!?(1)»
120 à 150 milles par jour
Dans les heures qui viennent, son Mini jaune risque de voir passer une grande fusée verte sur laquelle il est écrit «Groupama 3». Le trimaran géant de Cammas et de sa bande déboule à 30 noeuds depuis quelques jours. Alessandro di Benedetto, qui rêve d'être le premier marin à boucler un tour du monde en solitaire et sans escale sur un Mini de 6,50 m, avance, lui, à 5 noeuds. Parfois à 8 noeuds. Soit des journées de 120 à 150 milles. Chi va piano, va sano e va lontano...
le 23 février 2010
(Source : Le Télégramme)



Actuellement
Traversée de l'Atlantique en planche à voile
Retour sur le
Traversée de l'Atlantique en Aster 18
Hydroptère
Surf extreme
Méga Yacht








