le 9 septembre 2009

Benoît Lequin et Pierre-Yves Moreau étaient à 400 milles de l'arrivée, hier après-midi. Mais ils progressent désormais au près contre le vent. Ce n'est pas l'allure idéale pour leur petit catamaran de 6, 10m.
le 9 septembre 2009

Benoît Lequin et Pierre-Yves Moreau étaient à 400 milles de l'arrivée, hier après-midi. Mais ils progressent désormais au près contre le vent. Ce n'est pas l'allure idéale pour leur petit catamaran de 6, 10m.
Vent dans le nez et mer croisée
Les jours prochains «Octofinances» va se retrouver au près qui n'est pas son allure favorite ni la préférée des deux compères lancés dans cette aventure. «On s'est préparé à cette échéance, on a chargé le nez en ramenant pas mal de matériel devant. On devrait avoir environ 20 noeuds de vent mais avec une mer croisée. Le bateau est léger et c'est difficile de bien le faire avancer dans ces conditions. Les trois jours à venir vont être difficiles mais physiquement on est en forme.» Les deux gaillards savent qu'ils vont manger leur pain noir mais l'arrivée se rapproche. «On sait que la ligne n'est plus très loin mais le seul bémol, c'est que dans une heure le vent va changer de direction», confiait Benoît Lequin, hier midi. Hier à 13h, ils étaient à un peu plus de 400 milles du but en route directe mais le près va rallonger leur navigation dans ce final. Christian Dumard pense qu'ils pourraient achever cette transat samedi dans la journée.
Prudence de rigueur
A Lorient où leur aventure est suivie par de nombreux supporters, la prudence est de mise au sein de la petite équipe soudée derrière ce duo. «J'appréhende un peu le changement de bord après 10jours sur le même bord. Il y a toujours un risque pour que quelque chose ait bougé, se soit desserré. Ils ont fait un check, mais bon...», confiait Christian Dumard qui assure le routage du duo. Le comportement d'«Octofinances» contre le vent dans une mer croisée va être guetté. Les deux marins sont à l'écoute de leur catamaran construit par leurs soins et vont le ménager autant que possible dans cette dernière partie. Ils ont dû faire une petite séance de bricolage sur le système de fixation des bancs, à la fois poste de barre et espace de vie. Les derniers jours vont être difficiles pour ces deux complices qui se disent en forme mais doivent accuser un peu de fatigue après plus de 3.000 milles sous les embruns sur leur spartiate catamaran de 6,10m.
le 9 septembre 2009
(Source : Le Télégramme)



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