le 4 septembre 2009

Depuis mercredi après-midi, Pierre-Yves Moreau et Benoît Lequin ont franchi la mi-parcours dans leur traversée de l'Atlantique Nord.
le 4 septembre 2009

Depuis mercredi après-midi, Pierre-Yves Moreau et Benoît Lequin ont franchi la mi-parcours dans leur traversée de l'Atlantique Nord.
«C'est positif, on a fait de la route malgré nos soucis. Même si la météo a été un peu mitigée, on a bien progressé. On sait que le chemin est encore long mais le moral est bon. On est en forme. On arrive à bien s'alimenter. On se protège avec des crèmes, mais on souffre de l'humidité ambiante», expliquait Pierre-Yves Moreau, hier midi. Par rapport à leur précédente traversée Dakar - Pointe-à-Pitre, le terrain de jeu est nettement plus mal pavé: «La météo est plus difficile, en tout cas moins stable. On n'est pas sur une autoroute mais plutôt dans des sous-bois et on cherche notre route», précisait Pierre-Yves Moreau.
Une bonne vitesse
Après avoir consolidé la poutre, le duo a haussé le rythme depuis le début de semaine. «On fait des pointes à 17-18 noeuds et cela élève la moyenne qui doit tourner autour de 10 noeuds en ce moment. Les conditions sont bonnes malgré la mer un peu hachée. Le bateau se comporte bien. Quand il est en haut de la vague et qu'il part au surf, on serre un peu les fesses. Il réagit bien, il est fait pour ça et on se dit qu'on a fait les bons choix en le construisant avec des volumes», confiait Benoit Lequin. Il faut en effet rappeler que ces deux amis lorientais ont construit leur catamaran de 20 pieds, qui a représenté 1.000heures de travail. Marins déterminés mais aussi techniciens avertis, ils n'ont pas été pris au dépourvu pour solutionner le problème survenu au niveau d'une liaison poutre-flotteur le week-end dernier. Ils semblent confiants dans la tenue de leur réparation qu'ils vérifient deux fois par jour.
«On écope régulièrement»
Le problème de la voie d'eau n'est pas totalement résolu: «On continue à faire de l'eau et on écope régulièrement mais cela reste raisonnable. Ce n'est pas tout le flotteur qui est inondé». Il n'y a donc rien d'alarmant d'autant que le flotteur, qui pose problème, est actuellement au vent. «En bâbord amure, cela pourrait devenir plus délicat. On devra pomper un peu plus. On a quatre jours prévus avec le même secteur de vent (sud-ouest) donc en tribord amure», précisait Benoit Lequin. La difficulté du moment est plutôt la lutte contre l'humidité. Avec la vitesse, les deux compères sont exposés en permanence sous la lance à incendie des embruns. Ces deux gaillards, qui ont un gros mental, s'y étaient préparés. Lancés sur l'Atlantique depuis le lundi 24août, ils entendent bien aller au bout. Vu le nombre de connexions et de messages d'encouragement sur leur site, ils ne manquent pas de supporters. A commencer par Thomas Coville, recordman de la traversée de l'Atlantique en solo sur son trimaran «Sodeb'O», à même d'apprécier la performance et la difficulté de ce défi.
le 4 septembre 2009
(Source : Le Télégramme)
(Source : Le Télégramme)



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